Regard d’introspection

Nombre de semaines se sont passées depuis notre dernière rencontre empreinte de mots. Voici donc mon petit texte de décembre.

Un regard d’introspection…

Depuis plusieurs années, je prône la pensée du vivre dans le ici et maintenant. Je dis souvent à mes amis et familles qu’il est important de savourer la vie. Je ne suis pas le seul à le considérer, c’est dans l’air, on entend beaucoup parler de tout ça aujourd’hui. Pour ce faire, il faut travailler sur soi et décortiquer certaines émotions dominantes, perturbantes nichées dans nos abysses.

De mon côté, j’ai essayé de mettre le moment présent en application et ma foi, ça fonctionne. Je ne dis pas que je m’y retrouve aussi souvent que je le voudrais, mais juste le fait d’en être conscient et de désirer y accéder m’aide à m’y connecter. Ces occasions de convergences sont inestimables.

Suite à ça, j’ai pris un moment afin d’apprendre à mieux me connaître : j’ai ri, j’ai pleuré, je me suis surpris. J’ai découvert des choses que j’ignorais et j’ai renforci certaines qualités qui m’habitent. Je me suis même réconcilié avec mes nombreux travers. Quand on cesse de vivre dans le passé et qu’on met fin à la projection dans l'avenir, le temps se suspend littéralement. Le contact créatif devient alors puissant et réparateur. L’intensité de vouloir-vivre sa vie comme si c’était possible qu’elle s’arrête demain n’est pas sans danger. Ne pas oublier que le pouvoir de l’intensité est divergent, il faut s’y prémunir. Une façon d’y arriver a été pour moi l’introspection. Apprendre à se connaître afin de se protéger de soi.

Comme je l’ai déjà dit, je suis en réparation, et ce sont des travaux majeurs, croyez-moi ! Notre corps a besoin de soins et notre intériorité aussi. On se néglige trop souvent. Y’a pas que Montréal qui vit avec ces cônes oranges. Pour moi, l'existence de chaque petit cône qui m'habite est importante. J’y travaille afin de guérir, d’apporter une solution à l’évolution. Et j’ai encore de nombreux ponts à construire entre ma personne et ma démarche de vouloir grandir.

Auparavant, au moment où j’étais de mauvaise humeur j’avais le réflexe de mettre la faute sur autrui. Dans un passé proche, je pensais que c’était rarement moi le problème et je le dis avec humilité… enfin,  j’estimais simplement que ça venait d’ailleurs. Quand tu découvres que ça émane majoritairement de toi, tu fais le saut, car tu constates le travail colossal que tu devras abattre pour trouver la source de ce tiraillement. Évidemment, c’est un pas à la fois qui nous conduit au succès. Et il n’y a rien d’impossible à mon humble avis. Il faut juste avoir les yeux ouverts et une bonne intention.

Une tension, un stress, dû  à un désaccord, provient très souvent d’une distorsion interne attribuable à quelque chose de pas réglé, pas guéri ou encore pas compris. Depuis que je sonde le pourquoi du sentiment qui me perturbe, c’est très difficile pour moi de déposer la faute sur les autres. Alors pour éviter une injustice, je prends un moment de recul et m’interroge sur le malaise qui m’habite. D’où vient-il ? Qu’est-ce qui provoque cette impression qui suscite toute mon attention ? Vous savez, cette réalité émane souvent de soi. Évidemment, ça demande énormément d’humilité pour l’admettre, il faut se disposer de l’ego, le mettre de côté sinon on n’arrive à rien. Quelque chose qui nous perturbe n’est pas sans raison. Alors, pourquoi ne pas s’y intéresser ?

Donc, quand le réflexe de porter un jugement sur autrui m’habite, je tente de comprendre pourquoi cela me désajuste tant. Souvent c’est parce que ça me concerne simplement. Comme un effet miroir. C’est fou hein ?!

Il faut avoir en tête certaines choses très importantes. Rares sont les gens qui sont véritablement et intrinsèquement méchants. Tout un chacun essaie de vivre dans ce monde en travaillant avec les meilleures méthodes qu’il dispose. Certains sont très équipés alors que d’autres le sont moins. Plusieurs traînent des blessures profondes dues à un passé difficile. Il faut en être conscient, cela crée des zones émotionnelles perturbées par une mémoire capricante.

J’ai aussi compris qu’il était impossible de donner un outil durement acquis à une personne malmenée. Elle ne pourra tout simplement pas le voir et s’en servir. La meilleure façon d’aider, c’est de les accompagner dans l’épreuve. Ce mouvement donnera naissance à l’instrument en question. Suite à cela, ils se sortiront de la roue initiatique avec une réussite sans équivoque.

N’oubliez pas, nos phobies les plus considérables sont créées par notre mental, elles se nourrissent et prennent attraction de nos mémoires autant sur le plan vital qu’émotionnel. Il faut abandonner la pensée de vouloir changer le monde, car on possède en nous tout un amalgame de défis à relever. La peur peut nous rendre violents et aveugles. Ne soyez pas farouches et fouillez, afin de détenir cet axe d’introspection. Vous trouverez en vous des outils extraordinaires qui permettront de grandes choses. La curiosité est un signe d’intelligence, ne cessez jamais de l’être.

J’adore vous partager de petits moments de la vie. De courtes prises de conscience qui constituent un regard différent et qui fréquemment l’allègent. Quand je suis affligé d’une épreuve initiatique, j’aime mieux attendre que d’écrire sous le coup de l’émotion. Dans ces moments, mes mots sont très souvent influencés et déviés de ma vérité, de leurs sens véridiques. Voici un exemple frappant qui s’applique autant dans nos relations.

Pour terminer, l’authenticité de chacun porte le flambeau de sa propre réalité. C’est pourquoi je me dois de respecter votre chemin emprunté. On grandit ensemble !

Merci d’avoir pris le temps de me lire, n’hésitez pas à échanger avec moi, vos commentaires sont maintenant privés. De plus, j’adore vous lire, car c’est collectivement qu’on apprend.

À la prochaine et surtout, profitez de chaque journée, c’est toujours un cadeau de pouvoir compter sur un nouveau matin

Alain Ayers

Auteur: Alain Ayers

Partager cet article sur