Voyage en mer 4

Voyage en mer 4

(Les anciens : première partie)

Nous sommes près de cette magnifique île. Elle est verdoyante, nous approchons d’un lieu supraterrestre presque indéfinissable. Je vous laisse maintenant le découvrir…

Devant nous, une terre avec des falaises de rocs incroyables. Et derrière elle un soleil radieux qui donna à cette île un air mystérieux et puissant. Nous étions hypnotisés par la grande beauté du paysage qui se présentait en face de nous. Le capitaine réclama l’appui de ces valeureux matelots étant donné qu’il y avait des hauts fonds. Nous pouvions même très facilement remarquer les coraux tellement l’eau était claire et limpide.

Comme à l’habitude, nous devions prendre l’étroite barque afin de nous rendre sur terre. Le capitaine demanda mon assistance pour que je puisse explorer cette île avec lui. Pendant notre traversée, il me parla d’une vision qu’il avait eue la nuit d’avant. Et selon lui, nous étions attendus. Il me dit qu’on allait faire une rencontre marquante et surtout méditative avec un peuple ancien.

Les plages étaient de sable noir. Vous savez, ces surfaces sédimentaires qui recouvrent tout, autour de prestigieux volcans ? Comme il en existe partout dans le monde. La végétation était dense et d’un vert impérial, j’étais complètement ébahi devant tant de grande beauté.

Mon capitaine me demanda de le suivre, il avait l’air de bien connaître le chemin et il semblait très déterminé dans sa démarche. Après avoir gravi une partie de la montagne, je pris un instant de recul afin de regarder la mer. C’était magnifique de pouvoir apercevoir notre bateau de si haut. Il avait l’apparence d’un jouet. Le ciel était d’un bleu foncé et le soleil d’un jaune éclatant, vous savez ce jaune primaire qu’on utilise en peinture ? La température était chaude, mais sans humidité. On était bien malgré cette ascension.

Il existait dans ce paysage presque sans défaut une énergie palpable, une vibration qui résonnait dans chacun de nos chakras. Comme si elle voulait fusionner avec eux.

En face de nous, il y avait une grotte et à son entrée des torches. Le capitaine en prit une, en me regardant, il me raconta que c’était identique à son rêve. Il n’y avait rien d’inquiétant malgré son apparence patibulaire, nous étions confiants et surtout fébriles.

L’intérieur était un vrai labyrinthe. Nous avons marché, monté, tourné quand soudain, une lueur dessina les courbes rocheuses de la caverne. Directement devant nous, il y avait une falaise abrupte, on ne pouvait voir le sol, mais le plafond était parsemé de stalactites qui produisaient une couleur chaude, dans les orangés, c’était mirifique.

Le capitaine m’apparaissait interrogateur, il me dit qu’on devait faire la rencontre d’un peuple ici. Et que bizarrement il n’y avait personne. À l’improviste, sans crier gare, on entendit au loin des chants grégoriens. Vous connaissez ? Ils étaient doux, espacés entre les sons qui paraissaient lointains.

Nous étions sans doute dans un lieu de culte.

De l’autre côté du gouffre, un homme émergea entre deux clignements de paupière. J’ai regardé mon capitaine en signe d’interrogation, c’était très mystérieux comme expérience. Il était quand même près de nous. Il nous a salués dans notre langue parlée. Il était grand, assez dénudé, il était maquillé fortement avec ce qu’on pensait être des hiéroglyphes sur ces épaules ainsi que sur son torse. Ces oreilles étaient déformées par d'imposants bijoux. Sa voix était douce, franche, rassurante, surtout pleine de confiance.

Nous avions en face de nous, un individu qui à première vue pouvait sembler primitif. C’était loin d’être le cas. Avant même qu’il ait placé un mot, nous savions intérieurement qu’il était sensible et supraconscient. L’homme nous dit :

Je m’appelle Turkana, je vous permets de me poser 3 questions. Je vous répondrai dans le respect de vos limites, dans la réserve de votre capacité à comprendre la réalité. Je serai vulgarisateur et honnête.

Incroyable, il portait le nom du squelette que l’on a découvert au Kenya en 1984 et âgé de plus d’un million et demi d’années. J’avais fait ce lien rapidement, comme s’il avait voulu que je sache cette information. Était-ce lui ?

Nous savions qu’il était doté d’une capacité épistémologique des sciences du temps. La rencontre d’une  âme se fait toujours dans un respect inexplicable. Certaines choses sont impossibles à détailler sur cette terre, il faut accepter cela. Nous avions devant nous un peuple évolué dans sa conscience, un groupe connecté au supraconscient, d’une avancée encore jamais vue.

Le capitaine me demanda si je voulais poser la première question. Ce que je fis sans même hésiter. Alors je me suis lancé.

Qu’arrive-t-il à l’âme après la mort ?

Dans un premier temps, l’âme retourne à l’univers. Le corps est le temple, il est notre maison biologique. Maintenant, l’âme est aussi un véhicule, il contient de la lumière et elle est vulnérable tant qu’elle est en évolution tant qu’elle est en transmutation. Donc, après la mort, selon son taux lumineux, elle sera aspirée par ce qui lui ressemblera le plus. 

Parfois, elle errera pendant quelque temps avant de pouvoir reprendre son chemin. Certaines se réincarneront afin d’évoluer dans des subtilités nécessaires au développement et au raffinement du spectre photogène. D’autres seront fusionnées par le pouvoir de l'énergie pure. Pour y arriver, elle doit correspondre, sinon son rayonnement sera consumé, annihilé.

Il existe depuis quelque temps un parcours moins glorieux qui sert à nettoyer, à catalyser, canaliser l’environnement de la lumière. Ces spectres faibles sont simplement supprimés. Peu de gens y seront confrontés, car l’énergie de l’amour, du respect est tellement forte qu’il existe plusieurs chemins afin de mettre toute créature éthérée sur la route de son influence.

Il existe aussi des êtres élitaires qui deviendront guides de la lumière. Ils pourront se réincarner afin d’enseigner les lois de la création. Ils sont déjà en place sur la planète. Demain ils seront innombrables.  

L’avenir de l’âme est précaire, car elle finira par succomber. Les personnes ne seront que conscience, elles seront harmoniques, en équilibre avec le cosmos. Elles auront la possibilité de le modifier. Elles préserveront la matière,  elles seront créatrices.

Merci de votre question !

Sa parole agissait comme un souffle puissant, chaque mot était accompagné d’une vibration. Les sons de sa voix élevaient mon niveau d’énergie. Une grande chaleur se fit sentir entre mes yeux au niveau de mon front, à l’endroit qu’on appelle le troisième œil. Mon intuition était sollicitée.

Dans le déroulement de cette aventure, je vous révélerai les deux autres questions posées à Turkana. Elles ne sont pas insipides.

Merci de m’accompagner dans ce voyage légendaire au-delà de la science, dans une fiction créative, débordante d’imagination et surtout sans prétention qui croise le fer avec la réalité.

La suite très bientôt !

Alain Ayers

Auteur: Alain Ayers

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